top of page

Proust : à la recherche de la pleine conscience?

  • Photo du rédacteur: Richard
    Richard
  • il y a 38 minutes
  • 2 min de lecture

Avec plus de sept millions de caractères, "À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust est l'un des plus grands ensembles romanesques de toute la littérature.


Selon le site "Proustonomics", si l'on devait l'écrire sur une seule ligne et dans la police de caractères de l'édition Folio de 1987, la Recherche s'étalerait ainsi sur 10 km et 316 mètres depuis l'incipit jusqu'au point final.

A la lecture de ce monument, j'ai été surpris de constater qu'un certain nombre de phrases pourraient tout à fait sortir d'un manuel de méditation, comme Combray sort de la tasse de thé du narrateur dans le célébrissime passage de la madeleine.


C'est somme toute assez logique. La sagesse est universelle, étant le reflet de notre commune humanité, et peut donc se manifester aussi bien dans le discours d'un philosophe ou d'un maître spirituel que dans celui d'un artiste ou d'un scientifique (comme Jean Rostand par exemple).


Le narrateur rêvant devant le clocher de Saint-Hilaire de Combray
Le narrateur rêvant devant le clocher de Saint-Hilaire de Combray

J'ai ainsi relevé au long des dix kilomètres de la Recherche ces quelques pépites :

On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner, car elle est un point de vue sur les choses.

À l'ombre des jeunes filles en fleurs

(si ce n'est pas l'éloge de la pratique, qu'est-ce donc?)



Un fait objectif, une image, est différent selon l'état intérieur avec lequel on l'aborde. Et la douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu'est l'ivresse.

La fugitive

(le rapport à l'expérience, clé de la manière dont nous la vivons)



Plus le désir avance, plus la possession véritable s’éloigne. De sorte que si le bonheur, ou du moins l'absence de souffrances, peut être trouvé, ce n'est pas la satisfaction, mais la réduction progressive, l’extinction finale du désir qu'il faut chercher.

La fugitive

(l'extinction du désir : Siddhartha Gautama, le bouddha historique, n'aurait pas dit autrement)



On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.

La fugitive

(aller au contact de l'expérience sans la rejeter, fut-elle désagréable. Rencontrer et se familiariser avec ses stresseurs.)



L'univers est vrai pour nous tous et dissemblable pour chacun.

La prisonnière

(le rôle crucial du point de vue particulier à chacun de nous)


Esthétique, Art et Sagesse ... une même expression de la nature humaine?


Les aubépines du côté de chez Swann
Les aubépines du côté de chez Swann

Commentaires


bottom of page