• Richard

Pourquoi MBSR (2 - le stress)?

Dernière mise à jour : oct. 20

Voici le second post de cette série consacrée au programme MBSR.


Après la genèse, rentrons dans le vif du sujet et la raison d'être de ce programme : la réduction du stress, plus précisément de ses effet délétères sur notre santé.


J'ai déjà parlé ici du stress et proposé sous forme humoristique une liste non exhaustive de ses divers avatars.


Il n'en reste pas moins vrai que le stress est un réel problème de santé publique qu'il convient de traiter comme tel. Et pour cela, rien de tel que remonter à la source du terme.


C'est précisément ce que fait le programme MBSR en commençant par procurer aux participants une information claire et concise sur le stress : sa définition telle que l'endocrinologue Hans Selye la donna dans les années 1950, ses mécanismes, ses déclencheurs (les stresseurs) et ses effets à long terme sur l'organisme.





L'intérêt est tout d'abord d'en finir avec le flou qui entoure le terme "stress", actuellement mis à toutes les sauces, d'en délimiter les contours et de démystifier le phénomène. L'aspect scientifique du programme MBSR est ici manifeste. D'un vague monstre rampant et omniprésent, on passe à une définition rigoureuse et médicale. Des croyances, on passe aux faits.


Le second intérêt est de démontrer comment la pleine conscience peut aider à détecter de manière plus précoce une montée de stress et comment utiliser les outils et pratiques enseignés en séance pour l'endiguer avant qu'elle ne devienne incontrôlable.


Plusieurs facteurs interviennent ici, tous liés au supplément de présence que la pleine conscience nous permet de cultiver instant après instant et à l'intériorisation qu'elle favorise, nous permettant de mieux nous connaître :

  • l'identification de nos stresseurs : ce qui nous angoisse, nous met en colère, nous attriste etc.

  • la connaissance fine des schémas automatiques que déclenchent les stresseurs : émotions, manifestations dans le corps, pensées et ruminations qu'ils déclenchent et entretiennent.

Une fois nos stresseurs identifiés, nous les reconnaissons dès qu'ils se présentent. Nous en ressentons la manifestation de plus en plus tôt et sommes ainsi en mesure de les gérer plus efficacement.


Le rôle de la pleine conscience, qui nous reconnecte aux trois dimensions corporelle, émotionnelle et mentale de notre être, est central dans ce processus salvateur.


Dans un prochain post, j'aborderai l'engagement fort demandé par le programme MBSR, ainsi que les séances préliminaires qui peuvent aider les futurs participants à s'y préparer et déclencher la décision d'inscription.



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